RetourAdieu Poissons
Frédéric Brandon 26/05/2009 - 20/06/2009 L’artiste peintre, Frédéric Brandon souhaite dans cette nouvelle série de tableaux nous interpeller face à la probable disparition d’un bon nombre d’espèces de poissons. Certains poissons sont peints sur une feuille de journal, les gros titres créent des jeux de mots, c’est aussi le poisson traité avec réalisme que l’on s’apprête à cuisiner et à déguster.En portraiturant des poissons qui s’exposent encore dans toute leur beauté sur les étals de nos poissonneries, pour combien de temps encore, il souhaite participer à la possible sauvegarde «des poissons, de la presse écrite et des peintres». «Depuis longtemps intéressé par les phénomènes de société, j’ai eu envie, une fois encore, de raconter, par une série de «Portraits» de poissons, l’inquiétude de ne plus pouvoir admirer et déguster ces merveilles de la mer.Ex votos contre une possible disparition de ces espèces, due à une douteuse gestion des ressources maritimes : surexploitation, pollutions, quotas non respectés par des flottes aux pavillons douteux… enfin tout simplement l’homme et son souci d’efficacité et de rentabilité immédiate, m’a amené à Adieu Poisson» Frédéric Brandon. Avril 2009
Love Scories
Jean Clerté 06/10/2009 - 20/11/2009 Dans cette exposition, Jean Clerté continue de nous livrer ses obsessions et ses métamorphoses. Il structure la toile en juxtaposant la narration grise des souvenirs et les fenêtres saturées de couleur qui symbolisent le présent. Le corps de la femme est mis en scène, révélé, érotisé, dans une série de gros plans où les animaux, sortes de doubles de lui même et de nous même continuent de nous interpeller. A travers ses nouvelles œuvres, Jean Clerté rend hommage à l’amour et aux souvenirs, au gris et à la couleur, au féminin et au masculin et au delà de la narration, c’est une véritable ode à la sensation. *« Les scories de ma mémoire, poussières grises des souvenirs, revenant sans émotion, consommés, brulés dans notre vie passée et pourtant comme une trace de doigt dans la cendre réapparaissant au gré du temps présent, laissant place à un sentiment nostalgique », Jean Clerté
ORGANOMÉTRICOS
Manfredo de Souzanetto 02/04/2009 - 09/05/2009 La Galerie Pascal Gabert présente l'artiste brésilien Manfredo de Souzanetto dans une exposition intitulée « Organométricos », terme portugais composé des mots organique et géométrique. L’œuvre de Manfredo de Souzanetto est portée par une dimension écologique où se marient le géométrique et l’organique pour constituer une nouvelle grammaire. Tout en s’appuyant sur une relation dialectique entre forme et couleur, ses oeuvres jouent de la texture du matériau, de son énergie, de sa sensualité et de son dynamisme. Ses peintures et reliefs sont ourlés par des ondulations et des textures vibrantes grâce à l’utilisation des pigments et des couleurs naturelles trouvées dans la terre brésilienne. Elles sont parfois travaillées sur leurs deux faces. Elles évoquent le corps, l’organique ou le végétal et déclinent une constellation de formes en leur faisant connaître métamorphose et hybridation et font surgir les figures fugaces d’un corps, d’une plante voire d’un objet abstrait. Ses oeuvres intègrent non seulement le dynamisme des formes et des matériaux, leurs potentialités visuelles et formelles, mais aussi leur érotisme. Ce qui fait l’intérêt des oeuvres de Manfredo de Souzanetto, c’est ce mélange de tradition et d’invention qu’elles portent en elles. Cet art de quitter le terrain connu pour celui du mélange des genres. Elles ont l’art de rendre l’improbable concevable ; d’être à la fois simples et complexes, évidentes et énigmatiques.
Le compromis m’habite
Al Martin 03/12/2009 - 20/02/2010 Al Martin est un artiste que nous suivons très attentivement depuis plus de 10 ans. C’est avant tout un peintre. Il fabrique aussi des objets, des sculptures, des œuvres sur papier et des vidéos. Dans le champ de la peinture, il est difficilement situable dans le sens où l’on ne peut le rattacher à aucun courant, tant sa pratique est singulière et originale. Il ne travaille pas la figuration, même si parfois des figures émergent. Il est plus proche de l’abstraction tout en prenant beaucoup de distance et de liberté avec ce terme. Ce qui l’anime dans sa pratique, c’est le temps, la mémoire, le geste métronome, la «matériologie», la manipulation de concepts picturaux, l’ironie et le langage d’un monde intelligible latent. Al Martin utilise plus d’une langue et plus d’un système dans son vocabulaire pictural. Son principe est celui de l’expérimentation où il s’accorde le droit d’aller à son gré pour résoudre chaque problème formel, traitant ainsi du monochrome, de l’écart, du bord, de la couleur, du collage etc. par effraction ou par connexion. Dans cette exposition, il présente une nouvelle série de peintures HIÉ : résultant de la dépose de morceaux recueillis des peintures inversées : dont de nouvelles seront visibles, des chiutes : tout petits morceaux de peintures enfouis et poncés, des peintures au couteau : morceaux de peinture découpés au couteau et collés, des accolades : montage par association visuelle de peinture, objet et dessin, ainsi que de récentes peintures expérimentales. Voir une exposition d’Al Martin est toujours surprenant, son travail exigeant demande une présence attentive du spectateur, tant sa peinture recèle d’éléments mystérieux dans sa fabrication dont l’œil ne saisit pas tout et dont les titres qui réinventent le langage sont tout aussi déroutants.
Expositions passées
La Mer Exposition Collective 15/05/2008 - 21/06/2008 Cette exposition collective, à la galerie Pascal Gabert, intitulée « la mer », rend compte des inspirations que la mer a pu susciter dans l’imaginaire des artistes invités. D’où une étonnante diversité d’oeuvres allant des fenêtres sur mer de Pierre Buraglio, à l’évocation d'Ulysse de Gérard Thalmann, en passant par l’hommage poétique de Jean Cortot à Paul Valéry ou des scènes de pont sur le titanic de Antonio Segui. L’exposition rassemble 25 artistes qui ont exprimé de façon singulière, ce face à face que l’artiste entretient avec la mer.
Horizons
Gérard Thalmann 16/10/2008 - 22/11/2008 La galerie Pascal Gabert présente l'exposition des peintures récentes et papiers assemblés de Gérard Thalmann intitulée « Horizons ». Dans ses nouvelles oeuvres, l'artiste explore les horizons mentaux, physiques et esthétiques. Horizons du lac Léman, horizons infinis des couleurs, toutes les couleurs, horizons de Li-Po, l’homme qui aimait tant la lune, traversant de part en part la Chine. Horizons de Malcolm Lowry aux portes de Pompéi. Horizons de Giotto, de Bruegel, d’Alberto Giacometti, horizons des coulures pertinentes de Bram Van Velde. Horizons des pivoines de Cy Twombly. Les arbres comme horizons. Horizons des « femmes au sexe de glaïeul ». Horizons des cheminées...* Ces inspirations poétiques, picturales, celles de la vie, sont réunies dans cette exposition. * Extraits du texte de Gérard Thalmann, Horizons, 2008
Comédie
Arezki-Aoun 04/12/2008 - 14/02/2009 Baudelaire distinguait deux manières de comprendre le portrait : l’histoire et le roman. L’une consiste à rendre fidèlement le contour et le modelé du modèle, ce qui n’exclut pas l’idéalisation. La seconde est de faire du portrait un tableau, un poème avec ses accessoires, plein d’espace et de rêverie. Ici l’art est plus difficile, parce qu’il est plus ambitieux.* C’est précisément dans cette approche du portrait que s’inscrit la nouvelle série de tableaux d’Arezki-Aoun qui nous attirent par leur magnétisme et leur silence. Il s’exempte de cette philosophie de la figuration qui serait précisément le désir de la figuration. Il y règne un mystère, une mise en suspension, comme si l’image n’était que le support ou le prétexte à l’expression de quelque chose de profond et sourd, dont les vibrations nous parviennent avant l’image. Sous l’apparence de personnages prosaïques, Arezki-Aoun nous parle d’intimité et de comédie de la vie. Il crée un univers impalpable et intemporel et une distance entre ses personnages et le cadre dans lequel ils sont mis en scène. Les couleurs de ses tableaux nous rappellent les fresques de l’antiquité avec des tons de terre et d’ocre. Les espaces jouent comme des variations d’atmosphères et créent une circulation d’air autour des personnages immobiles. Paris, décembre 2008 ( In Ecrits sur l’art de Charles Baudelaire)
La preuve par cinq Exposition Collective 01/04/2010 - 30/04/2010 Cette exposition présente les œuvres récentes de quatre artistes : Paul Benjamins, Philippe Bezard, Frédéric Brandon et Marc Ferroud. Manque le cinquième qu’annonce le titre de l’exposition qui n’est autre que le galeriste, Pascal Gabert, dont l’œuvre sera celle dédiée à l’amitié qui lie les 4 artistes et leur marchand depuis 25 ans. Lorsqu’ils regardent mes toiles, dit Paul Benjamins, je veux que les gens aient l’impression qu’ils découvrent l’image fugitive d’un lieu qui est peut être déjà inscrit de manière subliminale dans leur mémoire. Cette image est étrangement familière, impossible à identifier ou différente de celle qu’ils ont vue précédemment. Pour ressentir celà les gens ont besoin d’être transportés par la peinture. Lors de sa rencontre avec Pascal Gabert, Philippe Bezard avait peint une première série de poules et bottes de paille. Des années après, Philippe Bezard replonge dans cet univers qui lui est désormais familier et peint une série de portraits de poules. Frédéric Brandon nous présente des toiles inspirées par l’automne à «la Villa Doudoune» Retour au jardin de mon enfance à l’automne de ma vie. J’envisage une petite série sur le trait d’union bi-annuel du renouveau des cyclamens qui envahissent la jardin depuis plus de cinquante ans et qui sont passés de la couleur «rose fuchsia» au blanc pur et froid comme la mort annoncée. Terrible émotion qu’offre la nature par son perpétuel renouveau et son indifférence à notre éphémère passage sur terre.... Marc Ferroud expose une suite de quatre sculptures et deux aquarelles qui jalonnent ces 25 dernières années de rencontres et d’amitié.
Marée Basse
Jérôme Tisné 14/10/2010 - 04/12/2010 L'estran est un royaume fragile: cette bande de terre qu' au fil des heures découvre puis recouvre la marée. C'est un royaume discret, où pourtant grouillent d'innombrables formes de vie. C'est un royaume timide, patrie de lumières aussi belles que fugitives. Pour célébrer ce royaume comme il le mérite, il faut du respect et de l'obstination. Il faut un oeil capable de s'émerveiller des longues étendues comme des mares minuscules. Il faut savoir attendre pour se faire accepter par le peuple ombrageux des reflets. Bref, il faut un Jérôme Tisné, dont l'espèce est rare. (Erik Orsenna)
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